« Il y a deux choses dans un monument : son usage et sa beauté. Son usage appartient au propriétaire, sa beauté à tout le monde. C’est donc dépasser son droit que de le détruire. »

Victor Hugo, « Guerre aux démolisseurs » , 1825

Le dépôt ferroviaire de Lyon-Mouche nous a été reconnu  comme Ensemble Industriel Remarquable par l’association régionale Patrimoine AURHALPIN

Notre dossier « Tout le monde peuvent pas être de Lyon-Mouche », « Coup de cœur » du prix Annie et Régis Neyret 2020 de la ville de Lyon.

LYON-MOUCHE

S’il est capitale de raconter l’histoire industrielle sur laquelle se fonde la morphologie de La Mouche, c’est sa place dans l’avenir du quartier qu’il s’agit de défendre. Cependant, peu de place restante, tant le tissage social qui s’est construit tout au long du 20ème siècle s’est vu englouti par les projets qui fleurissent et redéfinissent entièrement les identités urbaines, architecturales, patrimoniales existantes, pour construire l’esperanto urbanistique.

Pourtant, il apparaît que dans l’évolution de l’urbain, comme dans nos modes de vie, l’enjeu est de faire avec l’existant afin de ne pas céder à la facilité du neuf destructeur. Démolir et reconstruire, c’est réduire à néant ce qui fait la singularité d’un quartier et redéfinir sa structure sociale en faisant prévaloir l’ambition politique de valorisation territoriale, dans un quartier en passe de devenir technopole industrielle. Le quartier de La Mouche incorporé au quartier de Gerland depuis les débuts du renouvellement du quartier, apparaît être le contre-exemple d’une transformation progressive des villes, qui s’appuient sur leur histoire pour se construire, qui ne cède pas aux chants des sirènes fredonné par la promotion immobilière.


Alors, si nous allions à l’encontre des théories rationalistes qui défendent l’ex nihilo, pour partir de l’existant et nous en inspirer ?

Partir de l’existant amène à autant prendre en compte les bâtis d’exceptions que les activités qu’ils accueillent déjà. Aujourd’hui à Lyon-Mouche quatre associations font vivre, chacune à leur manière, la grande histoire ferroviaire et cheminote. Composées de personnes compétentes et passionnées il nous semble primordial d’inclure ces structures dans la réinvention du site pour en garder toute l’âme et rendre le patrimoine vivant.

L’association de Sauvegarde Intégrale de Machines de Ligne de type CC-6500 (SIMiL500) est née en décembre 2004 de la volonté de passionés de chemin de fer à sauvegarder un exemplaire de la mythique série de locomotive de type CC-6500. Les objectifs de SIMiL500 sont :

– La préservation des véhicules confiés par la SNCF à l’association

– Le maintien en état de fonctionnement des deux CC-6500 et des corails

– La mise en circulation du matériel

Fondée en 1929 par quelques amateurs ferroviaires, l’Association Française des Amis des Chemins de fer (AFAC) regroupe tous ceux qui s’intéressent au monde du chemin de fer sous tous ses aspects tant en France qu’à l’étranger. Elle veut mieux informer et défendre un mode de transport moderne et irremplaçable et cependant peu ou mal connu du grand public.

L’Association des Modélistes Ferroviaires du Lyonnais (AMFL) est composée d’une soixantaine de membres passionnés. Ses principaux buts sont :

– Rassembler des informations et publications sur le fonctionnement des chemins de fer, permettant aux membres de construire des modèles à l’échelle

– Faciliter l’enseignement des principes et des éléments de base de la technique modéliste suivant les concepts les plus modernes

 

L’Assciation Rhône-Alpine de Conservation d’Engins Thermiques (ARCET), fondée en août 2010, a pour but la préservation de matériels ferroviaires à moteurs thermiques.

La série des 7200 a retenu leur choix car c’est une série emblématique de la traction thermique SNCF, actuellement sur le point de s’éteindre. Le choix de l’engin, la CC 72064, a été dicté pour des raisons techniques, mais aussi pour ses particularités, qui justifiaient de s’intéresser à elle : c’est la dernière 72000 à avoir roulé en service commercial régulier. C’est aussi l’une des trois locomotives ayant tracté les TGV en Vendée.

Atelier CREM © Adrien PINON

Pour en savoir plus sur le site ferroviaire de Lyon-Mouche, nous vous invitons à télécharger les dossiers suivants :

Un dossier photographique pour avoir un aperçu des différents bâtiments et espaces extérieurs qui composent Lyon-Mouche.

Un grand dossier (primé « coup de coeur » du prix « Annie et Régis Neyret 2020« ) réalisé par Mégane Murphy sur l’histoire du site ferroviaire et du quartier de Lyon-Mouche en vu d’une patrimonialisation.

Une BD réalisée par Margaux Launay et Léa Bonnaud pour aborder de manière brève et ludique l’histoire de ce superbe site ferroviaire.

Nombreux sont les étudiantes et étudiants inspirés par le site de Lyon-Mouche durant leur parcours universitaire. Découvrez ici leurs idées les plus originales pour une réinvention éthique, créative et partagée :

Dossier pour une réinvention de la cantine de Lyon-Mouche par Eva Le Meter.

Dossier de projets des étudiants de La Martinière-Diderot sur les espaces extérieurs de Lyon-Mouche.

Projet de reconversion du site en espace culturel et artistique via la création d’une association « Le Wagon » par des étudiants du centre EAC.

Dossier réalisé par les étudiants de l’ENTPE sur les rationalités de l’action publique et sur le dialogue territorial entre les différents acteurs impliqués sur le devenir de Lyon-Mouche

Dossier sur le rôle de l’association Ateliers La Mouche dans la définition de le site de Lyon-Mouche. Un travail réalisé par des étudiants de master 2 à Sciences-Po Lyon.

Création d’une rotonde complémentaire pour retrouver la structure originelle du site et proposé un espace scénique singulier et mobile sur le territoire lyonnais. Dossier réalisé par Isis Desmaison pour son projet de fin d’études à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon.

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